08 Avr

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Les deux oiseaux

par

Oiseau
La Bhagavad-Gita est pour l’Hindouisme ce que la Bible est aux Chrétiens. Elle raconte l’histoire d’un jeune prince guerrier en proie aux doutes, devant la bataille qui risque de conduire à la mort des membres de sa famille qui se trouvent dans le camps opposé.

La grande guerre va démarrer. Les deux armées sont l’une en face de l’autre, et c’est à lui qu’incombe la tâche d’annoncer le début du combat, en soufflant dans une conque.

 

Son devoir l’oblige à s’exécuter, mais au fond de lui, il ne veut pas que meurent ses proches, oncles et cousins.

 

Durant ce bref instant d’hésitation, il se penche vers son cocher et lui exprime son dilemme.

 

C’est alors que ce dernier lui révèle, de manière totalement inattendue, la véritable nature de l’être humain et les voies pour s’affranchir des chaînes de la réincarnation.

 

Ce cocher se nomme Krishna. De sa bouche va naitre le plus bel enseignement de la vie, d’une profondeur inégalée.

 

Dans ce long texte, il est une histoire étrange, celle de deux oiseaux perchés sur la même branche.

 

Les deux oiseaux sont liés d’amitié. L’un est radieux et brille de mille flammes, l’autre a un plumage majestueux. Le premier ne fait qu’observer, tandis que le second goûte aux fruits de l’arbre. Mais au fur et à mesure qu’il les consomme, il s’éloigne de son ami. Puis il passe d’un arbre à l’autre pour assouvir sa faim, et perd peu à peu de ses couleurs. De même, oublie t-il  lentement son compagnon resté là, à simplement observer.

 

Plus loin dans le texte, l’auteur commente : « Les deux oiseaux vivent sur le même arbre, et pourtant, seul celui qui en goûte les fruits sombre dans la tristesse et l’angoisse. Mais si, par bonheur, il se tourne vers[…] son ami, et en vient à connaître Ses gloires, il cesse de souffrir, il échappe à toute angoisse. »

 

Mais le texte prend sens lorsqu’il est dit ailleurs que « Celui que les plaisirs matériels n’attirent plus, qui n’est plus esclave de ses désirs, qui a rejeté tout esprit de possession et qui s’est libéré de la tyrannie de l’ego, peut seul connaître la sérénité parfaite. » versets 2.71

 

Les deux oiseaux symbolisent donc deux états très différents.

 

Le premier se déroule toujours dans un espace et un temps. On peut donc dire que toute problématique mettant en jeu ces deux dimensions est propre à la réalité physique et celle-ci est comme une mer déchainée aux multiples remous. On n’y trouvera qu’agitation et excitation des sens.

 

Le second est libérée du temps et de l’espace. Y règnent calme et quiétude.

 

Vous saurez donc que toute activité qui met en jeu le temps et l’espace est source de plaisir dans un premier temps – parce qu’elle excite les sens et provoque ensuite le relâchement de tensions internes – mais qu’elle engendre ensuite angoisse – parce qu’elle met en évidence un manque bien plus profond.

 

L’astuce est donc de tourner notre attention et de la porter, non plus sur les tourments de la vie quotidienne (« comment vais-je terminer ce travail ? », « Je dois encore faire signer ce papier pour l’inscription de mon enfant », « Il faut absolument rendre ce papier administratif, au plus tard jeudi », etc.) mais vers cette autre partie de soi-même, plus sage, imperturbable et présente depuis l’origine des temps. Certains l’appelleraient « âme », ou le « Soi ». Cette partie n’est pas soumise, ni au temps, ni à l’espace. Elle est au-delà du temps et de l’espace. S’agirait-il de ce que les sages des textes sacrés appellent « éternel » ? Du coup, ce mot ne signifierait pas « pour toujours », mais en-dehors du temps et de l’espace.

 

Comment réaliser cela, puisqu’on est bien balloté par les affres de la vie quotidienne et qu’il faut bien y vivre ?

 

Eh bien se réserver un temps, dans la journée, pour se donner la possibilité de sortir du temps. Préférez les moments avant de vous coucher, ou juste avant la sieste, ainsi vous ouvrirez de nombreuses possibilités à votre inconscient et cela ne demandera que quelques minutes. 3 à 5 minutes suffisent. C’est plus astucieux que de se bloquer vingt minutes ou plus.

 

Imaginez que temps et espace n’existent plus (je souligne au passage, que l’imagination est justement capable de s’extraire du temps et de l’espace). Imaginez que vous voyagez dans l’univers, que vous pouvez devenir tout grand ou tout petit, et que vous pouvez également voyager dans le temps. Explorez ce que vous aimez le plus. Pour moi, ce sont les mécanismes en jeu dans le corps, avec ces milliards de cellules. J’aime sentir cette force extraordinaire qu’est la Vie, faire palpiter les cellules. J’imagine donc découvrir les mystères de la nature humaine. J’imagine que tout est possible. Je vole, je me déplace dans le temps. Enfin, j’imagine découvrir le centre de la création et je le contemple. Je sens Sa lumière jaillir de Lui et je Le regarde.

 

Voilà. C’est simple, ludique et vraiment jouissif. Vous verrez qu’en moins d’une semaine, il se passe une chose étrange en vous : cette sensation constrictive d’être pressée tant physiquement que dans le temps par les choses disparaît. C’est comme si votre être intérieur grandissait, et votre présence avec.

N’oublie jamais ceci !

par

regard

 

Nous allons là où nous regardons

Le cerveau est ainsi fait que l’on va toujours là où l’on regarde.

 

Le corps suit automatiquement le mouvement du regard. Quoi que tu fasses, c’est ainsi. Méfie-toi donc de là où tu portes ton attention et ne sois pas surpris d’obtenir ce que tu as pris soin de cultiver dans ton esprit.

 

Lorsque tu sais ceci, tu commences alors à investir en ton esprit et à porter une attention particulière à ce que tu veux obtenir plutôt que ce que tu ne veux pas, parce que ton cerveau ne te donne que ce que tu y a mis… ou ce que tu as autorisé passivement qu’on y mette.

 

Ne laisse pas les autres décider pour toi de là où tu portes ton attention. Bannie les publicités, les commérages et les jugements. Ce ne sont que mensonges ou illusions. Ne laisse pas tomber n’importe quoi dans le creuser de ton esprit, sinon tu pourrais avoir des surprises désagréables.

 

Si tu sais ceci, fais l’effort de regarder là où tu veux aller. Force-toi, oui, force-toi à porter le regard vers la direction que tu veux prendre.

 

Choisis ce que tu veux voir. Montre à ton cerveau où tu veux qu’il te guide. C’est ici que se fait le premier pas vers le changement.

 

Tu as donc le choix : la liberté ou le mur.

Tu as le choix

 

Dis-moi, que regarderas-tu, maintenant que tu sais ceci ?

J’ai vu l’Univers tout nu, et il ne tient que sur seule jambe !

par

L'univers

 

Les recherches et les études sur la matière montrent que l’Univers entier fonctionne selon des principes élémentaires, que l’on retrouve partout sous différentes formes.

 

Ils ne sont pas visibles pour le commun des mortels. Mais si on vous les montrait, vous les verriez du coup partout. A vrai dire, vous ne verriez plus que ça.

 

C’est comme en dessin : malgré la complexité d’un personnage ou d’un visage, la forme se construit selon des bases élémentaires composés de cercles, de triangles ou de rectangles. Le dessin commence par l’étude de ces bases.

 

De même, l’exploration de l’être humain devrait, elle aussi, commencer par des bases rudimentaires qui constitueraient un fondement sûr de toute recherche intérieure.

 

 

 

La troisième plus grande découverte de l’Humanité

Après le feu et l’invention de la roue, la plus grande découverte fut sans doute celle du levier, car sans elle, l’être humain n’aurait jamais construit aucune machine.

 

Leviers et roues sont des principes élémentaires en mécanique. Le système musculo-squelettique du corps humain est d’ailleurs entièrement bâti selon ces deux dispositifs.

 

La roue, vous connaissez, mais qu’est-ce qu’un levier ?

 

Effet levier

Si vous souhaitez décupler votre force, prenez une barre et servez-vous d’un point d’appui pour soulever le poids. C’est cela le levier : se servir de n’importe quel support suffisamment rigide pour faire un point sur lequel on va s’appuyer pour soulever quelque chose.

 

Au commencement était donc une barre et un point d’appui qui constitue un axe autour duquel pivote cette barre.

 

Les grues sont construites selon ce modèle : la tour supporte la flèche, laquelle soulève un poids, contrebalancé par un contre-poids. Si elle n’en avait pas, elle tomberait en avant.

 

Idem pour le crâne qui repose sur la première vertèbre cervicale (l’Atlas) où le poids de la tête est contrebalancé par les muscle de la nuque, ce qui permet de garder le regard à l’horizontal.

 

Il est certain que maintenant que vous connaissez ce mécanisme, vous serez capables de le retrouver partout. Mais ces leviers font apparaître une autre chose : la notion d’équilibre.

 

 

 

Le bras de fer

Si les deux forces qui s’exercent aux extrémités de la barre s’annulent, alors la barre s’immobilise. Mais si l’une d’elle venait à être plus importante, alors elle basculerait dans son sens.

Prenez un stylo et posez-le sur l’index, à peu près au centre, et cherchez le point où il reste à l’horizontal. En tâtonnant, vous pouvez trouver avec exactitude ce point, il correspond au centre de gravité.

 L'équilibre

N’importe quel objet possède son propre centre de gravité, y compris l’univers.

Lorsque l’objet s’immobilise, on dit que les forces en jeu s’annulent et le système est en équilibre.

 

L’équilibre est une notion fondamentale.

 

N’importe quel système possède un point d’équilibre (point où la somme de toutes les forces est nulle), autour duquel gravitent toutes les parties de ce système.

 

Même l’univers – qui est un système hautement complexe – possède obligatoirement son propre point d’équilibre autour duquel se meut tous les corps célestes.

 

L’équilibre est une propriété absolue qui débouche sur la loi des contraires : « Dans l’univers matériel, chaque chose a son contraire ». On dit que l’équilibre est l’harmonie entre les choses.

 

 

 

Thémis, déesse de la justice aux yeux bandées

Pourtant, toute création appartenant à l’Univers est tout, sauf en équilibre ! Si c’était le cas, il n’y aurait aucune évolution. Rien ne bougerait et tout se suffirait à soi-même.

 

Prenez le corps humain : son centre de gravité est déjeté en avant, ce qui fait qu’il est toujours en déséquilibre antérieur. Bref, il est toujours poussé à avancer.

 

Observez les hormones : elles oscillent autour d’un équilibre sans jamais l’atteindre, un peu comme le balancier d’une horloge. Et heureusement ! Parce que si elles arrivaient à l’atteindre, tout le système hormonal serait gelé. On parlerait alors de path hormonal.

 

balanceC’est ce qu’exprime Thémis, symbole de la justice : s’il existe en effet un point d’équilibre dans l’univers, la création, elle, est sortie de cet équilibre, sinon elle ne serait pas. C’est pourquoi, la création n’est pas juste : la balance qu’elle tient à bout de bras montre des plateaux identiques, mais qui ne sont pas au même niveau.

 

La création matérielle est donc contrebalancée par autre chose, et cette autre chose est à chercher dans le monde invisible, d’où les yeux bandée, parce qu’elle ne peut se voir par les yeux physiques.

 

La création physique est le versant masculin, de l’Univers. Le monde invisible, féminin, en est son autre versant. C’est ce qu’exprime le glaive que tient la déesse de sa main.

 

 

 

 

 

Trouver l’équilibre matériel est donc une belle utopie. C’est même dangereux, parce que synonyme de mort. A coup sûr, ceux qui recherchent le confort matériel auront inévitablement une tuile qui les obligera à avancer.

 

Tout mouvement matériel doit être contrebalancé par une avancée intérieure. Comme il est possible de s’enrichir matériellement, de même faudrait-il s’enrichir spirituellement. Et  c’est ainsi que paradoxalement, plus on avance et plus l’attrait pour le monde physique s’effiloche, perdant de son attrait. C’est pourquoi, selon moi, le juste ne se trouve pas dans l’équilibre, mais dans le paradoxe.

J’ai perdu un ami

par

Je le savais malade, je l’aidais, mais il est parti alors que je ne m’y attendais pas.

 

Mon cœur est en peine parce qu’une partie de moi semble avoir disparu.

 

J’ai mal et la douleur est semblable à un gouffre sans fond.

 

Pourquoi tout ça !? Pourquoi venir sur Terre pour souffrir et faire souffrir nos proches lors de notre ultime départ ?

 

 

Comment une âme pouvait-elle décider de s’incarner dans un corps alors qu’elle savait d’avance la souffrance que la mort allait engendrer ?

 

J’ai réalisé alors, qu’il fallait vraiment une bonne motivation pour endurer tout ça.

 

Qu’y avait-il de si puissant pour pousser une âme à venir sur terre et à repartir avec parfois tant de difficultés ?

 

Ma tristesse était à présent accompagnée de cette question insensée.

 

Et puis un matin, j’ai pris conscience que c’était LA VIE elle-même qui valait le coup d’être vécue et qui supportait toutes les affres qui allaient avec.

 

Si le début et la fin pouvaient être semés d’embûches et de désespoir, le chemin entre les deux valait la peine d’être vécu.

 

Peu à peu, j’ai retrouvé le sourire parce que désormais, même si j’ai perdu un ami,  je sais qu’il a pleinement vécu sa vie… et j’en ai fait partie.

Rubrique: Leçons de Vie